The physician-scientist in Canadian psychiatry

The physician-scientist in Canadian psychiatry

PDF

J Psychiatry Neurosci 2004;29(1):49-56

William G. Honer, MD; Mary Ann Linseman, PhD

Honer — Centre for Complex Disorders, University of British Columbia, Vancouver, BC; Linseman — Knowledge Creation Programs Branch, Neurobiology Unit, Canadian Institutes of Health Research, Ottawa, Ont.

Abstract

Objective: The objective of the study was to determine whether physician–scientists in psychiatry in Canada are in decline, as was reported for medicine overall during the 1990s in the United States.

Design: Federal databases were searched to study grant applications in the area of mental health submitted by physician–scientists compared with PhD–scientists for the period 1985–2001. A survey of Canadian Residency Training Program Directors was carried out for the graduating class of 2000.

Setting: The Canadian publicly funded university system.

Participants: Applicants to the Medical Research Council of Canada and its successor, the Canadian Institutes of Health Research, for operating grant support and Residency Training Program Directors. Interventions: None.

Outcome measures: Comparison over time between MD and PhD applicants regarding the number of grant applications submitted, the proportion of applications funded and the number of new applications submitted, with separation of applications submitted to a predominantly “biomedical” peer review committee and to a predominantly “clinical research” peer review committee. The survey obtained information about a number of variables related to research training.

Results: The situation for physician–scientists in psychiatry in Canada appeared remarkably similar to general findings in US studies. Relative to PhD applicants, fewer grant proposals were being made by physicians (paired t16 = 7.08, p < 0.001) and, in consequence, fewer proposals were funded. The proportion of proposals funded was similar for MD and PhD applicants (paired t16 = 0.27, p = 0.79). Grant applications made to the predominantly biomedical committee were more likely to be funded than applications to the committee with an orientation toward clinical research (paired t7 = 5.53, p < 0.001). Applications by PhD–scientists to the biomedical committee showed the largest increase over time and were the most successful. From the survey of graduating classes, close to one-third of residents had authored or co-authored a publication during residency. Only 7% were proceeding to research fellowship training. The remuneration available for fellowship training was about one-third of what graduating classmates could expect to earn in the first year of practice. Conclusions: Quantitative data indicate that physician–scientists in psychiatry in Canada are experiencing the same pressures and challenges as physician–scientists in the United States. A plan of action tailored to the needs of the psychiatric community in Canada needs to be developed.

Résumé

Objectif : L’étude visait à déterminer si les médecins chercheurs en psychiatrie au Canada sont à la baisse comme on l’a signalé dans le cas de la médecine dans son ensemble au cours des années 1990 aux États-Unis.

Conception : On a effectué des recherches dans des bases de données fédérales afin d’étudier les demandes de subventions dans le domaine de la santé mentale présentées par des médecins chercheurs comparativement à celles qu’ont présentées des chercheurs titulaires d’un doctorat pendant la période de 1985 à 2001. On a effectué un sondage auprès des directeurs de programmes canadiens de formation en résidence au sujet de la promotion de 2000.

Contexte : Le réseau universitaire canadien financé par le secteur public.

Participants : Auteurs de demandes de subvention de fonctionnement présentées au Conseil de recherches médicales du Canada de l’époque et aux Instituts de recherche en santé du Canada, et directeurs de programmes de formation en résidence.

Interventions : Aucune.

Mesures de résultats : Comparaison chronologique entre les candidats médecins et titulaires d’un doctorat quant au nombre de demandes présentées, aux proportions des demandes de subvention acceptées et au nombre de nouvelles demandes présentées, et séparation des demandes présentées à un comité d’examen critique par des pairs à prédominance «biomédicale» et à un comité axé avant tout sur la «recherche clinique». Le sondage a produit des renseignements sur de nombreuses variables reliées à la formation en recherche.

Résultats : La situation des médecins chercheurs en psychiatrie au Canada semblait remarquablement semblable aux constations générales tirées des études américaines. Les médecins ont présenté moins de demandes de subventions que les candidats titulaires d’un doctorat (t16 apparié = 7,08, p < 0,001) et, par conséquent, le nombre de propositions subventionnées a été moins élevé. Le pourcentage des propositions subventionnées se ressemblait chez les médecins et les titulaires de doctorat (t16 apparié = 0,27, p = 0,79). Les demandes de subventions présentées au comité à prédominance biomédicale étaient plus susceptibles d’être acceptées que les demandes présentées au comité axé sur la recherche clinique (t7 apparié = 5,53, p < 0,001). Les demandes présentées au comité biomédical par des chercheurs titulaires d’un doctorat ont augmenté le plus au fil du temps et ont connu le plus de succès. Le sondage sur les promotions permet de conclure que presque un tiers des résidents avaient été l’auteur ou le co-auteur d’une publication au cours de leur résidence. Seulement 7 % poursuivaient ensuite une formation supérieure en recherche. La rémunération disponible pour une formation supérieure s’établissait au tiers environ de ce que les membres de la même promotion pouvaient s’attendre à gagner au cours de leur première année d’exercice. Conclusion : Les données quantitatives indiquent que les médecins chercheurs en psychiatrie au Canada connaissent les mêmes pressions et doivent relever les mêmes défis que leurs homologues des États-Unis. Il faut élaborer un plan d’action axé sur les besoins des milieux de la psychiatrie au Canada.


Medical subject headings: education, medical; internship and residency; policy making; research.

Submitted Apr. 23, 2003; Accepted Sept. 22, 2003

Acknowledgements: Dr. Honer is supported by a Scientist Award from the Canadian Institutes of Health Research.

Competing interests: None declared.

Correspondence to: Dr. William G. Honer, Centre for Complex Disorders, VGH Research Pavilion, 211–828 W. 10th Ave., Vancouver BC V5Z 1L8; fax 604 875-4376; honer@interchg.ubc.ca