Methylphenidate hydrochloride improves cognitive function in patients with advanced cancer and hypoactive delirium: a prospective clinical study

Methylphenidate hydrochloride improves cognitive function in patients with advanced cancer and hypoactive delirium: a prospective clinical study

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J Psychiatry Neurosci 2005;30(2):100-107

Bruno Gagnon, MD; Graeme Low, MD; Gil Schreier, MD

Gagnon — Division of Palliative Care, Department of Oncology, McGill University Health Centre; Low — Department of Psychiatry, Faculty of Medicine, McGill University, and Department of Psychiatry, Montreal General Hospital, McGill University Health Centre, Montréal, Que.; Schreier — Department of Family Medicine, University of Western Ontario, London, Ont.

Abstract

Objective: To investigate the clinical improvement observed in patients with advanced cancer and hypoactive delirium after the administration of methylphenidate hydrochloride.

Methods: Fourteen patients with advanced cancer and hypoactive delirium were seen between March 1999 and August 2000 at the Palliative Care Day Hospital and the inpatient Tertiary Palliative Care Unit of Montreal General Hospital, Montréal. They were chosen for inclusion in a prospective clinical study on the basis of (1) cognitive failure documented by the Mini-Mental State Examination (MMSE), (2) sleep–wake pattern disturbances, (3) psychomotor retardation, (4) absence of delusions or hallucinations, and (5) absence of an underlying cause to explain the delirium. All patients were treated with methylphenidate, and changes in their cognitive function were measured using the MMSE.

Results: All 14 patients showed improvement in their cognitive function as documented by the MMSE. The median pretreatment MMSE score (maximum score 30) was 21 (mean 20.9, standard deviation [SD] 4.9), which improved to a median of 27 (mean 24.9, SD 4.7) after the first dose of methylphenidate (p < 0.001, matched, paired Wilcoxon signed rank test). One patient died before reaching a stable dose of methylphenidate. In the other 13 patients, the median MMSE score further improved to 28 (mean 27.8, SD 2.4) (p = 0.02 compared with the median MMSE score documented 1 hour after the first dose of methylphenidate). All patients showed an improvement in psychomotor activities.

Conclusions: Hypoactive delirium that cannot be explained by an underlying cause (metabolic or drug-induced) in patients with advanced cancer appears to be a specific syndrome that could be improved by the administration of methylphenidate.

Résumé

Objectif : Étudier l’amélioration clinique observée après l’administration de chlorhydrate de méthylphénidate (méthylphénidate) chez des patients atteints de cancer au stade avancé et présentant un délire hypoactif.

Méthodes : Entre mars 1999 et août 2000, à un hôpital de jour en soins palliatifs et l’unit d’hospitalisation en soins palliatifs, Montreal General Hospital, Montréal, on a examiné 14 patients atteints de cancer au stade avancé et présentant un délire hypoactif. On a choisi ces patients pour les inclure dans une étude clinique prospective en fonction (1) de la défaillance de la cognition documentée par le mini-examen de l’état mental (MEEM), (2) des troubles du cycle veille-sommeil, (3) du retard psychomoteur, (4) de l’absence d’illusions ou d’hallucinations et (5) de l’absence de cause sous-jacente pour expliquer le délire. Tous les patients ont été traités au méthylphénidate, et l’on a mesuré les changements de leur fonction cognitive au moyen du MEEM.

Résultats : Les 14 patients ont montré une amélioration de la fonction cognitive documentée par le MEEM. Le résultat médian de l’administration du MEEM avant le traitement (résultat maximal de 30) s’est établi à 21 (moyenne de 20,9, écart type [ET] de 4,9), et s’est amélioré pour atteindre une médiane de 27 (moyenne de 24,9, ET de 4,7) après la première dose de méthylphénidate (p < 0,001, test de Wilcoxon pour observations appariées). Un patient est mort avant qu'on atteigne une dose stable de méthylphénidate. Chez les 13 autres patients, le résultat médian au MEEM s'est amélioré encore pour atteindre 28 (moyenne de 27,8, ET de 2,4) (p = 0,02 comparativement au résultat médian obtenu au MEEM documenté une heure après l’administration de la première dose de méthylphénidate). Tous les patients ont montré une amélioration des activités psychomotrices.

Conclusions : Le délire hypoactif qu’il est impossible d’expliquer par une cause sous-jacente (métabolique ou d’origine médicamenteuse) chez les patients atteints de cancer au stade avancé semble constituer un syndrome spécifique que pourrait améliorer l’administration de méthylphénidate.


Medical subject headings: delirium; methylphenidate; neoplasms; neurobehavioral manifestations.

Submitted Aug. 22, 2003; Revised Feb. 4, 2004; Accepted Mar. 17, 2004

Competing interests: None declared.

Correspondence to: Dr. Bruno Gagnon, Royal Victoria Hospital, Division of Clinical Epidemiology, 687 Pine Ave. W, Ross Pavillion, R. 4.32, Montréal QC H3A 1A1; fax 514 843-1493; bruno.gagnon@clinepi.mcgill.ca