The long-term impact of treatment with electroconvulsive therapy on discrete memory systems in patients with bipolar disorder

The long-term impact of treatment with electroconvulsive therapy on discrete memory systems in patients with bipolar disorder

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J Psychiatry Neurosci 2007;32(4):241-9

Glenda MacQueen, MD, PhD; Caroline Parkin, BSc; Michael Marriott, PhD; Helen Bégin, RN; Gary Hasey, MD

Mood Disorders Program, St. Joseph’s Healthcare and the Department of Psychiatry and Behavioral Neurosciences, McMaster University, Hamilton, Ont.

Abstract

Objective: Electroconvulsive therapy (ECT) has been controversially associated with long-lasting memory problems. Verbal learning and memory deficits are commonly reported in studies of people with bipolar disorder (BD). Whether memory deficits can be exacerbated in patients with BD who receive ECT has, to our knowledge, not been systematically examined. We aimed to examine whether long-term effects of ECT on discrete memory systems could be detected in patients with BD.
Methods: We studied several domains of memory in 3 groups of subjects who were matched for age and sex: a group of healthy comparison subjects, a group of people with BD who had received ECT at least 6 months before memory assessment and another group with BD that had an equal past illness burden but had never received ECT. Memory was assessed with the California Verbal Learning Test, the Continuous Visual Memory Test and a computerized process dissociation task that examines recollection and habit memory in a single paradigm.
Results: Compared with healthy subjects, patients had verbal learning and memory deficits. Subjects who had received remote ECT had further impairment on a variety of learning and memory tests when compared with patients with no past ECT. This degree of impairment could not be accounted for by illness state at the time of assessment or by differential past illness burden between patient groups.
Conclusions: From a clinical perspective, it is unlikely that such findings, even if confirmed, would significantly change the risk–benefit ratio of this notably effective treatment. Nonetheless, they may highlight the importance of attending to cognitive factors in patients with BD who are about to receive ECT; further, they raise the question of whether certain strategies that minimize cognitive dysfunction with ECT should be routinely employed in this patient group.

Résumé

Objectif : On a associé l’électrochoc à des problèmes de mémoire de longue durée, mais cette question demeure controversée. On signale couramment des déficits de l’apprentissage verbal et de la mémoire dans des études portant sur des personnes atteintes de trouble bipolaire (TB). Sauf erreur, on n’a pas cherché systématiquement à déterminer si l’électrochoc peut exacerber les déficits de la mémoire chez les patients atteints de TB. Nous voulions déterminer s’il était possible de détecter les effets à long terme de l’électrochoc sur les systèmes discrets de la mémoire chez des patients atteints de TB.
Méthodes : Nous avons étudié plusieurs domaines de la mémoire chez trois groupes de sujets jumelés en fonction de l’âge et du sexe : un groupe de sujets témoins en bonne santé, un groupe de personnes atteintes de TB et ayant reçu des électrochocs au moins six mois avant l’évaluation de la mémoire et un groupe de sujets atteintes de TB et ayant un fardeau morbide antérieur égal mais n’ayant jamais reçu d’électrochoc. On a évalué la mémoire au moyen du test d’apprentissage verbal de la Californie, du test de mémoire visuelle continue et d’une tâche de dissociation de processus par ordinateur qui étudie la mémoire de rappel et d’habitude en un seul paradigme.
Résultats : Comparativement aux sujets témoins en bonne santé, les patients avaient des déficits de l’apprentissage verbal et de la mémoire. Les sujets ayant reçu des électrochocs dans le passé présentaient d’autres déficits, révélés par un éventail de tests d’apprentissage et de mémoire, comparativement aux patients qui n’ayant pas reçu d’électrochoc dans le passé. L’état morbide au moment de l’évaluation ou le fardeau morbide antérieur différentiel entre les groupes de patients ne pouvait expliquer un déficit de cette ampleur.
Conclusions : Dans une optique clinique, il est peu probable que de telles constatations, même si elles étaient confirmées, changent considérablement le ratio risque-avantage de ce traitement dont l’efficacité est reconnue. Elles pourraient néanmoins mettre en évidence l’importance de s’occuper des facteurs de la cognition chez les patients atteints de TB qui sont sur le point de recevoir des électrochocs. Elles soulèvent de plus la question de savoir s’il faudrait appliquer de routine à ces patients certaines stratégies qui minimisent le dysfonctionnement cognitif à la suite d’électrochocs.


Medical subject headings: bipolar disorder; electroconvulsive therapy; memory deficit.

Competing interests: None declared.

Submitted Nov. 1, 2006; Accepted Dec. 4, 2006

Correspondence to: Dr. Glenda MacQueen, Department of Psychiatry and Behavioral Neurosciences, 4N77A, McMaster University Medical Centre, 1200 Main St. W., Hamilton ON L8N 3Z5; fax 905 304-5376; macqueng@mcmaster.ca