Latent deleterious effects of binge drinking over a short period of time revealed only by electrophysiological measures

Latent deleterious effects of binge drinking over a short period of time revealed only by electrophysiological measures

PDF

J Psychiatry Neurosci 2009;34(2):111-8

Pierre Maurage, PhD; Mauro Pesenti, PhD, Prof.; Pierre Philippot, PhD, Prof.; Frédéric Joassin, PhD; Salvatore Campanella, PhD

Maurage, Pesenti, Joassin — Cognitive Neurosciences Research Unit; Maurage, Philippot — Research Unit for Emotion, Cognition and Health, Catholic University of Louvain; Campanella — Department of Psychiatry, Brugmann Hospital, Free University of Brussels, Belgium

Abstract

Background: Episodic excessive alcohol consumption (i.e., binge drinking) is now considered to be a major public health problem, but whereas short- and long-term harmful consequences of this behaviour are clearly established at medical, social and cognitive levels, the cerebral correlates of these impairments are still unknown. Our study explores the midterm cerebral effects of binge-drinking behaviours among young adults.

Methods: We selected 2 groups of first-year university students with no history of drinking habits, paired for psychological and behavioural measures on the basis of their expected alcohol consumption during the forthcoming academic year. The binge drinker group expected to have high personal alcohol consumption, whereas the control group expected low consumption. We used a test–retest paradigm within a 9-month period (session 1 in September 2005, session 2 in May 2006). At each testing session, we recorded auditory event-related potentials while the participants performed an emotional valence judgment task.

Results: There were no differences between the groups in behavioural or electrophysiological measures at baseline. After 9 months, the binge drinkers had significantly delayed latencies for all event-related potential components (P1, N2, P3b) of emotional auditory processing compared with the control group (p < 0.006), with no behavioural differences. Limitations: As the present study explored the electrophysiological correlates of binge drinking with an emotional task only, the results will have to be extended to other cognitive processes using various experimental tasks.

Conclusion: We report the first direct evidence that short-term binge drinking can produce marked cerebral dysfunction undetectable by behavioural measures alone. The observed latency abnormalities, similar to those observed in long-term alcoholism, constitute an electrophysiological marker of slowed cerebral activity associated with binge drinking.

Résumé

Contexte : La consommation excessive épisodique d’alcool (alcoolisation paroxystique intermittente) est désormais considérée comme un problème de santé publique majeur. Or, si les conséquences néfastes de ce comportement à brève et à longue échéance sont clairement établies du point de vue médical, social et cognitif, les corrélats cérébraux de ces effets sont encore inconnus. Notre étude se penche sur les conséquences de ce comportement sur le cerveau des jeunes adultes à moyen terme.

Méthodes : Nous avons sélectionné 2 groupes d’étudiants universitaires de première année n’ayant pas d’antécédents de consommation régulière d’alcool et nous les avons appariés en fonction de variables psychologiques et comportementales sur la base de leur consommation prévue d’alcool au cours de l’année universitaire qui allait débuter. Les participants du groupe susceptible de s’adonner à l’alcoolisation paroxystique intermittente s’attendaient à consommer personnellement beaucoup d’alcool, tandis que ceux du groupe témoin s’attendaient à en consommer peu. Nous avons utilisé un paradigme test–retest échelonné sur une période de 9 mois (première séance, septembre 2005; deuxième séance, mai 2006). Lors de chaque séance d’évaluation, nous avons enregistré les potentiels évoqués, tandis que les participants effectuaient une tâche liée au jugement de la valence émotionnelle.

Résultats : Il n’y avait aucune différence entre les groupes pour ce qui est des paramètres comportementaux ou électrophysiologiques au départ. Après 9 mois, les adeptes de l’alcoolisation paroxystique intermittente présentaient des latences significativement prolongées pour toutes les composantes des potentiels évoqués (P1, N2, P3b) dans le traitement auditif des stimuli émotionnels, comparativement au groupe témoin (p < 0,006), sans différences sur le plan du comportement. Limites : Étant donné que la présente étude portait uniquement sur les corrélats électrophysiologiques de l’alcoolisation paroxystique intermittente lors d’une tâche émotionnelle, les résultats devront être appliqués à d’autres processus cognitifs au moyen de tâches expérimentales diverses.

Conclusion : Nous rapportons la première preuve directe selon laquelle ce comportement peut produire à court terme une dysfonction cérébrale marquée, qui ne sera pas décelable au moyen d’échelles comportementales uniquement. Les anomalies de latence observées, semblables à celles que l’on note dans l’alcoolisme chronique, sont des marqueurs électrophysiologiques du ralentissement de l’activité cérébrale associé à l’alcoolisation paroxystique intermittente.


Competing interests: None declared.

Submitted Feb. 29, 2008; Revised Aug. 5, 2008; Accepted Sep. 18, 2008

Contributors: Drs. Maurage and Campanella designed the study. Dr. Maurage acquired the data, which all authors analyzed. Drs. Maurage, Pesenti and Campanella wrote the article, which Dr. Philippot reviewed. All authors gave final approval for publication.

Acknowledgements: P.M. is a Research Assistant, F.J. a senior Research Assistant, and M.P. and P.P. are Research Associates at the National Fund for Scientific Research, Belgium.

Correspondence to: Dr. P. Maurage, Université catholique de Louvain, Faculté de Psychologie, Unité NESC, Place du Cardinal Mercier, 10, B-1348 Louvain-la-Neuve, Belgium; fax 32 10 473774; pierre.maurage@uclouvain.be